En vedette aujourd’hui, « Le jardin d’Églantine », un album de Maud Chayer (pour le texte) et de Keyu Chen (pour les illustrations). Cette histoire, publiée chez Kata Éditeur en 2022, fait l’éloge de la transmission du savoir et de l’autosuffisance alimentaire. « Le jardin d’Églantine » est le premier titre de la collection « Les cinq sœurs ! ». Il s’agit d’une série de contes où chacune des sœurs pose un geste écoresponsable. Les droits environnementaux en complémentarité avec les droits de la personne constituent d’ailleurs l’une des trois lignes éditoriales de cet éditeur. Ça tombe en plein dans mes cordes ! Cet album est même carboneutre !

Résumé de l’album :

Églantine n’aime pas du tout l’hiver. Pour son anniversaire, son grand-père lui offre donc tout ce qu’il lui faut pour démarrer un potager, pour la faire patienter jusqu’à l’arrivée du printemps. Les cinq sœurs d’Églantine participent à ce merveilleux projet de jardinage. Elles règlent ensemble les petits problèmes à mesure qu’ils se présentent. L’automne venu, la récolte est transformée en salade — la préférée de grand-papa ! L’an prochain, le potager sera encore plus grand, se promettent-ils tous.

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé cet album, et ce, pour plusieurs raisons. La présence rassurante du grand-père, qui est aussi la source du savoir, est une valeur importante pour moi. J’aime la voir représentée dans la littérature jeunesse. L’entraide entre les membres de la famille est aussi un point fort de cet album. Tous mettent la main à la pâte, selon leur âge et leur capacité. Un bel exemple à enseigner aux enfants ! Il y a toujours quelque chose à faire au potager, selon l’avancement de la saison : arroser, désherber, tuteurer ou installer des grillages. Cette réalité est fort bien rendue. Dans la même veine, cultiver un potager est un projet qui s’étale sur plusieurs mois au cours desquels de multiples embûches peuvent survenir. Dans le potager d’Églantine, un ballon atterrit sur les plants de laitue et les écrabouille ; ses sœurs croquent dans les belles tomates cerises et Églantine s’inquiète qu’il n’en reste plus pour la salade de grand-père ; et les écureuils volent les concombres. On est loin du potager à la Walt Disney où on sème une graine qui pousse comme par magie. Enfin, les illustrations sont magnifiques. Toutes délicates, elles ajoutent une touche de poésie au texte.

Faire un potager, si petit soit-il, est une activité bénéfique pour tous. Il est primordial que les enfants entretiennent des contacts réguliers avec la nature. Cela leur permet de l’apprivoiser. Par ricochet, plus ils tissent de liens avec la nature, plus ils s’en préoccupent et veulent en prendre soin.