Aujourd’hui, je vous présente mon gros coup de cœur de la semaine : Les baleines et nous. Écrit par India Desjardins et illustré par Nathalie Dion, ce livre vient de paraître aux éditions de la Bagnole.
L’auteure nous explique au tout début du livre la fascination qu’exercent sur elle les baleines, et ce, depuis son enfance. C’est par l’entremise de ses mots et des magnifiques illustrations de Nathalie Dion que cette passion pour ces géantes nous est transmise. Ces deux artistes forment un duo parfait !
Les informations sur les baleines sont bien documentées. Le texte est accessible à un large public. Certaines notions sont répétées à quelques reprises, ce qui en facilite la mémorisation. Les illustrations feutrées, dont la majorité sont présentées en double-pages, confèrent à ce livre une touche poétique qui m’a conquise.
Cet album nous parle des baleines à travers des légendes, des histoires (comme celle de Pinocchio), des anecdotes et des faits scientifiques. Saviez-vous qu’il y a des baleines à fanons et des baleines à dents ? Saviez-vous que le mot « cétacé » vient du grec et signifie « monstre matin » ? Connaissez-vous les trois causes qui expliqueraient les échouages de baleines ? Ce livre répond à ces questions.
Comme je l’ai déjà écrit, ce documentaire s’adresse à un large public. Or comment présenter ce livre aux plus petits, qui ne sont pas encore prêts à écouter de longs textes, mais qui vont sans nul doute être interpellés par les belles illustrations ?
La première démarche consiste à préparer un résumé (par écrit ou dans sa tête…) des informations qu’on veut communiquer à l’enfant. Par exemple, on pourrait raconter qu’on a longtemps chassé la baleine. Son huile servait à l’éclairage. On mangeait sa chair. De nos jours, seuls certains pays permettent encore la chasse à la baleine.
On pourrait encore parler des trois raisons qui expliqueraient les échouages de baleines : 1) parce qu’elles restent prises en eau peu profonde 2) parce qu’il y a beaucoup de bateaux qui circulent et cela cause du bruit qui empêchent les baleines de se repérer dans leur habitat 3) le réchauffement climatique a pour conséquence que la nourriture se fait plus rare.
Je ne sais pas si c’est parce que je suis vraiment préoccupée par la question environnementale que ce livre m’a tant touchée. Chaque page m’a fait ressentir cet amour inconditionnel pour les baleines en même temps qu’une tristesse infinie devant leur possible extinction.
J’ai particulièrement apprécié le message de la fin. Peut-on aimer les baleines au point d’accepter d’admirer seulement leur dos de la berge ? Peut-on les aimer suffisamment pour les vouloir en vie et loin de notre bateau de croisière, plutôt qu’immortalisées en photos sur notre compte Instagram ?
Les baleines et nous : un album documentaire rempli de poésie à déposer assurément sous le sapin.